Article R.614-2 du code de la consommation

Rapport annuel d'activité 2025

Exercice clos le 31 décembre 2025

Bâtir Médiation Conso, médiateur de la consommation référencé par la CECMC depuis le 19 juin 2019, publie ci-dessous les huit informations exigées par l'article R.614-2, dans l'ordre du texte.

69

litiges reçus sur l'exercice, dont 66 traités dans l'année.

23%

de demandes écartées, contre 57 % en 2024.

75 jours

de durée moyenne maximale de résolution.

48%

de médiations exécutées sur les 50 saisines recevables.

1° — Nombre de litiges et leur objet

69 demandes de médiation

L'exercice 2025 enregistre 69 demandes de médiation de la consommation, dont 66 ont été traitées dans l'année.

Les litiges portent principalement sur les retards de livraison, la non-exécution de la prestation due, une mauvaise compréhension des normes applicables, des contrats mal rédigés et des défauts de conseil du professionnel.

Le médiateur intervient sur quatre secteurs référencés par la CECMC : C01 promotion et construction, E01 installation de cuisines et salles de bains, E03 installation et réparation d'équipements — chauffage, climatisation, efficacité énergétique — et E04 aménagement de l'habitat, travaux d'installation, de réparation et activités de décoration.

Au 31 décembre 2025, 1 499 professionnels relèvent de Bâtir Médiation Conso, tous secteurs confondus. Ce nombre est en baisse par rapport à l'exercice précédent, à la suite de la mise en place d'un programme de relance d'information en fin de contrat.

2° — Questions les plus fréquentes et recommandations

Ce que les consommateurs demandent le plus souvent

1

Quelles sont les démarches pour engager une médiation ?

Malgré les informations disponibles en ligne, les consommateurs privilégient le contact téléphonique.

2

Le professionnel ne répond plus, comment faire ?

Situation la plus fréquemment rapportée en amont d'une saisine.

3

Comment obtenir le nom du médiateur dont relève le professionnel ?

La mention est obligatoire dans les conditions générales de vente, sur les devis et les factures.

4

Où s'adresser lorsque le professionnel n'a désigné aucun médiateur ?

Le consommateur est orienté vers la liste publiée par la CECMC.

3° — Proportion de litiges refusés et motifs

16 demandes écartées sur 69,
soit 23 %

Les motifs d'irrecevabilité sont ceux limitativement énumérés à l'article L.612-2 du code de la consommation.

Motif de refus

DOSSIERS

PART DES REFUS

Réclamation écrite préalable auprès du professionnel non justifiée

12

75 %

Litige n'entrant pas dans le champ de compétence du médiateur

2

13 %

Demandes manifestement infondées ou abusives

1

6 %

Litige déjà examiné par un autre médiateur ou une juridiction

1

6 %

Demande introduite plus d'un an après la réclamation écrite

0

0 %

Chaque dossier écarté fait l'objet d'un courrier explicatif adressé au consommateur, rappelant les textes applicables et le processus de médiation.
4° — Médiations interrompues

0%

Aucune médiation n'a été interrompue en cours de processus sur l'exercice

5° — Durée moyenne de résolution

< 75 jours

Les délais de réponse des professionnels se sont considérablement allongés. Les relances téléphoniques sont devenues nécessaires pour permettre l'entrée en médiation.

4° — Médiations interrompues

24 médiations exécutées sur 50 saisines recevables

Sur les 50 saisines déclarées recevables, 24 médiations ont été exécutées dans l'année, par accord amiable ou sur proposition de solution du médiateur, soit 48 %.

Parmi ces 24 médiations, 14 propositions ont été acceptées par les deux parties et 10 ont été refusées — 9 par le consommateur et 1 par le professionnel.

26 médiations n'ont pas été menées à leur terme, le professionnel ayant refusé d'entrer en médiation. Ces refus sont le plus souvent motivés par la reprise du dossier du consommateur par le service après-vente du professionnel.

7° — Coopération transfrontalière

Sans objet

Bâtir Médiation Conso n'appartient à aucun réseau de médiateurs de litiges transfrontaliers.

8° — Médiateur rémunéré par un professionnel

Sans objet

Le médiateur n'est ni rémunéré ni employé exclusivement par un professionnel. Ce point est donc sans objet.

Lettre ouverte du médiateur

Pourquoi la médiation est essentielle dans le bâtiment

Le secteur du bâtiment est particulièrement exposé aux litiges. Un chantier est un projet complexe, avec des imprévus, des délais serrés, des attentes parfois irréalistes et des contrats pas toujours bien compris par les deux parties.

Pour le consommateur, un chantier mal réalisé est une source de stress, de dépenses imprévues, et parfois un logement inhabitable. Pour le professionnel, un litige représente une perte de temps, un risque de réputation et un manque à gagner.

La médiation ne se contente pas de régler les litiges : elle contribue à la qualité des travaux. Elle clarifie les attentes lorsque le désaccord naît d'un malentendu sur ce qui était convenu. Elle s'appuie, lorsque c'est nécessaire, sur une expertise technique capable d'évaluer la conformité des travaux. Et un accord trouvé en médiation est généralement mieux respecté qu'un jugement, parce qu'il résulte du consentement des deux parties.